
En fait Walter Hill pourrait se résumer avec deux axiomes: il n'a jamais réalisé qu'un seul et même film, un western, qu'il adapte à toutes les sauces, dans toutes les époques et il sait comment faire des scènes finales qui décoiffent, peu importe ce qu'il y avait avant. Là en l'occurrence le reste du film est gentiment rompiche, c'est encore une histoire de vigilante, de mecs qui se battent pour X ou Y raison, cette fois-ci c'est un shérif d'un côté de la frontière et un baron de la drogue de l'autre côté, et les deux étaient amis à une époque, jusqu'à ce qu'une femme passe d'une relation à l'autre, et depuis ça serre les mâchoires, ça reste frustré, et puis bon bref, on s'en fiche, mais à la fin, c'est l'apothéose, une pure scène de chaos où tout le monde tire sur tout le monde, ça part dans tous les sens, c'est assez jubilatoire à regarder. Pas au point de recommander le film, mais quand même. Le motif de la scène de fin qui vient tout décoiffer revient trop souvent pour que je ne le relève pas au détour d'un de ses films, et Extrême Préjudice en est l'exemple parfait.
Dans les listes suivantes: