
Ce qui passe aisément en court-métrage devient rapidement redondant quand c'est étiré en long-métrage. Les premières vingt minutes sont fantastiques, pleines de bons mots, de phrases qui fusent et contiennent cette façon d'écrire si caractéristique de Varda-narratrice, Varda-observatrice malicieuse du quotidien, Varda-politique qui n'en a pas l'air mais qui est en plein de dedans. Et puis l'exercice est répété deux, trois, quinze fois, et le mot se fatigue, le souffle se perd, les images défilent et les grandes fresques murales sont réduits à des portraits, et les portraits à des notes d'intention auteuriales de leurs créateur·ices. Ce que Mur Murs gagne en exhaustivité, il le perd en efficacité.
Dans les listes suivantes: