
Quand j'ai vu que c'était le mec qui avait pondu Iron Man 3, je savais que j'étais dedans pour une sucrerie comme disent les anglais. C'est un pur produit de son époque, baignée dans la marvellisation qui a contaminé quasiment toutes les productions hollywoodiennes d’action et de science-fiction entre 2010 et 2020. Les prédateurs sont réduits à être des clowns ou des bêtes de foire, tous les personnages balancent des punchlines et des blagues qui tombent à plat, le gore et la violence sont tout autant de punchlines sans aucun impact. Les militaires sont bêtes, les agents gouvernementaux sont sournois et bêtes, les femmes sont rebelles mais bêtes. Et au milieu de tout ça, il y a ce petit garçon autiste qui n'existe pas et qui n'est qu'un instrument pour faire avancer le script, c'est une honte. Le film a même l'audace de traiter son autisme comme un élément de la mythologie de Predator, soi-disant ces chasseurs auraient compris qu'il est la prochaine étape dans l'évolution de l'humanité, hein, quoi, de quoi parlez-vous, vous vous rendez compte que vous traitez ça comme on parlerait d'un super-pouvoir qui justifierait de faire de l'eugénisme extraterrestre, dans le plus grand des calmes. Ce n'est pas la représentation positive que vous pensez que c'est, loin de là.
Dans les listes suivantes: